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Data Centers28 Aug 202614 min read

Compare ton data center à… un ferry Corsica Ferries — Épisode 1

Depuis la plage, un ferry semble écraser le paysage. Mais face à un data center de 20 MW IT, lequel pèse réellement le plus lourd en construction, en exploitation et sur son environnement ?

Matthieu Gallego— The Blob Company
Compare ton data center à… un ferry Corsica Ferries — Épisode 1

Fin août, depuis la plage, je regarde passer les grandes silhouettes jaunes de Corsica Ferries. Elles occupent l’horizon pendant quelques minutes, avec leurs ponts superposés, leurs cheminées et leurs milliers de passagers. Difficile de ne pas penser à leur impact environnemental.

Puis une autre question me vient. Un data center de grande taille, beaucoup moins visible depuis une plage, est lui aussi une infrastructure industrielle. Il mobilise des milliers de tonnes de béton, d’acier, de cuivre et d’équipements électriques. Il consomme de l’énergie vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il peut utiliser de l’eau, produire du bruit et transformer durablement un paysage.

Alors, lequel pèse réellement le plus lourd pour la planète ?

Pour ce premier épisode de « Compare ton data center à… », j’ai choisi d’opposer un grand ferry méditerranéen de type Corsica Ferries à un data center de 20 MW IT.

L’objectif n’est pas de démontrer que l’un serait « bon » et l’autre « mauvais ». Il est de comparer deux infrastructures que nous jugeons souvent à partir de ce que nous voyons, alors que l’essentiel de leur empreinte se trouve parfois ailleurs.

Avertissement méthodologique. Cet exercice n’a pas vocation à constituer une analyse scientifique ni une analyse de cycle de vie comparative conforme aux normes ISO. Il sert à construire des ordres de grandeur, à rendre les écarts intelligibles et à identifier les paramètres qui font réellement basculer le résultat. Les chiffres doivent donc être lus comme des repères, pas comme un classement définitif.

Première précision : ce n’est pas vraiment un bateau de croisière

Les navires de Corsica Ferries sont principalement des Ro-Pax, c’est-à-dire des ferries transportant simultanément des passagers, des voitures et du fret roulant. Certains sont aménagés comme de véritables *cruise ferries*, avec cabines, restaurants et espaces de loisirs, mais leur fonction première reste le transport entre le continent et les îles.

Prenons le Mega Regina comme navire de référence. Il mesure environ 177 mètres de long, 28,4 mètres de large, dispose de onze ponts et peut transporter près de 2 500 passagers et environ 600 voitures. Ses quatre moteurs développent ensemble 23 MW.

Cette puissance installée permet une comparaison étonnamment intuitive avec un data center de 20 MW IT. Avec un PUE de 1,20, ce dernier appelle environ 24 MW au compteur à pleine charge. Les deux infrastructures évoluent donc dans un ordre de grandeur énergétique comparable, même si l’une utilise sa puissance pour se déplacer et l’autre pour calculer, stocker et transmettre des données.

Ce n’est pas une équivalence fonctionnelle. Un ferry se mesure normalement en passagers-kilomètres et en tonnes-kilomètres. Un data center se mesure en capacité informatique, en disponibilité et en travail numérique produit. Nous allons donc comparer leurs impacts absolus, pas prétendre qu’ils rendent le même service.

Round 1 — La construction

Construction comparée d’un ferry et d’un data center
Deux infrastructures industrielles très matérielles, malgré des silhouettes radicalement différentes — visualisation éditoriale.

Le ferry : beaucoup d’acier, mais une longue durée de vie

La construction d’un grand ferry mobilise une quantité considérable d’acier, ainsi que des moteurs, du cuivre, des kilomètres de câbles, des équipements de sécurité, des peintures, des matériaux d’aménagement intérieur et des systèmes de traitement de l’air et de l’eau.

La jauge brute n’est pas le poids du navire. À partir des relations empiriques utilisées dans l’industrie navale, un navire de la taille du Mega Regina correspond néanmoins à un déplacement léger de l’ordre de 12 000 à 13 000 tonnes. Sur un navire à passagers, l’acier représente souvent près de la moitié de cette masse.

Avec une intensité actuelle de l’acier destiné à la construction navale située autour de 2,0 à 2,4 tonnes de CO₂e par tonne d’acier, l’acier du navire peut à lui seul représenter environ 12 000 à 15 000 tonnes de CO₂e. Il faut encore ajouter les autres matériaux, la fabrication des moteurs et équipements, les opérations du chantier naval, la peinture et les essais.

Sans nomenclature détaillée du navire, annoncer un chiffre total plus précis serait artificiel. L’ordre de grandeur crédible se situe toutefois dans les dizaines de milliers de tonnes de CO₂e, et non dans les centaines de milliers.

Il faut aussi rappeler que le Mega Regina a été construit en 1985. Le navire visible aujourd’hui n’est donc pas un actif neuf. Sa structure est utilisée depuis plus de quarante ans et a été modernisée à plusieurs reprises. Prolonger la vie d’un navire existant peut éviter une partie importante de l’empreinte qu’aurait entraînée la construction immédiate d’un remplaçant.

Le data center : moins spectaculaire, mais très matériel

Un data center n’est pas un « nuage ». C’est un bâtiment industriel composé de béton, d’acier, de transformateurs, de groupes électrogènes, d’UPS, de batteries, de tableaux électriques, de câbles et d’équipements de refroidissement.

Une analyse de cycle de vie publiée par APL Data Center et Data4 pour un data center français de 5 MW IT, hors serveurs, estime son empreinte totale à 12 600 tonnes de CO₂e sur vingt ans. La production des équipements et des matériaux représente 39 % du total, soit environ 4 900 tonnes de CO₂e.

Une extrapolation linéaire vers 20 MW donne un ordre de grandeur proche de 20 000 tonnes de CO₂e pour les matériaux et équipements du site, toujours hors serveurs. Cette extrapolation n’est pas un devis carbone. Les économies d’échelle, le niveau de redondance, la structure du bâtiment, le type de refroidissement et la stratégie de préfabrication peuvent fortement modifier le résultat.

La frontière de calcul change également le verdict. Si l’on compare le ferry à un data center limité au *core and shell* et aux équipements MEP, les deux constructions semblent appartenir au même ordre de grandeur carbone. Si l’on ajoute les serveurs, les équipements réseau et surtout leur renouvellement tous les quatre à six ans, l’empreinte incorporée du data center augmente fortement et peut dépasser celle du navire.

Verdict construction : match nul, avec avantage variable selon le périmètre

Il n’est pas rigoureux d’affirmer qu’un ferry de cette taille est nécessairement plus polluant à construire qu’un data center de 20 MW.

  • Bâtiment et MEP contre navire complet : les deux sont probablement dans le même ordre de grandeur.
  • Bâtiment seul contre navire complet : le ferry est vraisemblablement plus lourd.
  • Infrastructure numérique complète avec serveurs et renouvellements : le data center peut devenir le plus carboné.
  • Réemploi d’un ferry existant contre construction d’un data center neuf : le ferry bénéficie fortement de l’amortissement de sa structure sur plusieurs décennies.

Le véritable sujet n’est donc pas seulement ce que l’on construit. C’est aussi la quantité de matière utilisée, sa provenance, sa durée de vie et la fréquence à laquelle les équipements sont remplacés.

Round 2 — La pollution visuelle

La pollution visuelle ne se mesure pas en tonnes de CO₂. Elle relève de la perception, du paysage et de l’acceptabilité locale.

Le ferry est gigantesque. À proximité d’une côte, sa silhouette de près de 180 mètres peut occuper une part importante de l’horizon. Dans un port, plusieurs navires peuvent constituer un véritable front bâti mobile, auquel s’ajoutent les terminaux, les rampes, les parkings et les flux de véhicules.

Mais cette présence est temporaire. Le bateau passe, accoste, puis repart.

Le data center est généralement moins haut et moins immédiatement spectaculaire. Un site de 20 MW peut toutefois occuper plusieurs hectares et intégrer un bâtiment massif, une sous-station, des groupes électrogènes, des équipements en toiture, des clôtures de sécurité et parfois de nouvelles lignes électriques. Sa présence est permanente.

Un projet bien conçu peut réduire fortement cet impact par le choix d’un site industriel ou brownfield, le traitement architectural, la limitation des équipements visibles, la végétalisation, les merlons et la conservation des perspectives paysagères. À l’inverse, un bâtiment générique posé au milieu d’un environnement rural ou urbain sensible peut devenir un objet de rejet durable.

Verdict visuel : le ferry domine l’horizon, le data center transforme le lieu

Le ferry a une intensité visuelle forte mais temporaire. Le data center a souvent une intensité plus faible mais permanente.

Pour un observateur sur la plage, le ferry est le plus visible. Pour un riverain vivant chaque jour à proximité du projet, le data center peut constituer la contrainte paysagère la plus durable.

Round 3 — L’exploitation et le carbone

C’est ici que le match change complètement.

Les données européennes MRV indiquent que le Mega Regina a émis environ 37 400 tonnes de CO₂ en 2024, puis 28 500 tonnes en 2025. Cette baisse annuelle ne signifie pas nécessairement que le navire est devenu beaucoup plus efficace. Elle reflète aussi son niveau d’activité, avec moins d’heures passées en mer en 2025.

Notre data center de 20 MW IT, exploité à pleine charge avec un PUE de 1,20, consomme environ :

20 MW × 1,20 × 8 760 heures = 210 GWh d’électricité par an

Son empreinte dépend alors presque entièrement de l’électricité qui l’alimente.

Exploitation comparée d’un ferry et d’un data center
En exploitation, la vraie variable du data center n’est pas sa silhouette mais l’électricité qui l’alimente — visualisation éditoriale.

Quatre scénarios électriques pour le data center

  • Mix électrique français 2025, émissions directes — 19,6 gCO₂e/kWh : environ 4 100 tCO₂e par an.
  • Mix français, analyse de cycle de vie — 29 gCO₂e/kWh : environ 6 100 tCO₂e par an.
  • Mix électrique européen moyen — 178 gCO₂e/kWh : environ 37 400 tCO₂e par an.
  • Production dédiée au gaz performante — 389 gCO₂e/kWh : environ 81 800 tCO₂e par an.

Le résultat est spectaculaire.

En France, le data center émettrait en exploitation environ six à neuf fois moins que le ferry de référence selon le périmètre carbone retenu et l’année d’activité du navire. Avec le mix électrique européen moyen, les deux infrastructures arrivent presque exactement au même niveau. Avec une alimentation fossile dédiée, le data center devient nettement plus émetteur.

Le PUE compte, mais le mix électrique compte davantage. Passer d’un PUE de 1,30 à 1,20 réduit la consommation du site. Passer d’une électricité à 389 gCO₂e/kWh à une électricité française à 29 gCO₂e/kWh en cycle de vie change complètement la nature du bilan.

Il faut également distinguer la comptabilité *market-based* de la réalité physique. Un PPA renouvelable ou des certificats peuvent améliorer le bilan contractuel. Ils ne remplacent pas une analyse de l’électricité réellement disponible, du profil horaire, des contraintes du réseau et des moyens appelés lorsque le data center ajoute une nouvelle charge.

Verdict carbone en exploitation : victoire du data center en France, match nul en Europe, défaite possible sur un réseau fossile

Le data center ne possède pas une empreinte d’exploitation intrinsèque. Il importe celle du système électrique auquel il est raccordé.

Le ferry, lui, transporte son énergie fossile à bord et rend ses émissions directement visibles. Le data center les déplace vers les centrales qui produisent son électricité. Le câble rend simplement la cheminée moins visible.

Round 4 — Air, eau, bruit et écosystèmes

Le CO₂ ne résume pas l’impact environnemental.

Qualité de l’air

Le ferry brûle du carburant à proximité de zones côtières et portuaires. Il émet du CO₂, des oxydes d’azote, des particules et du carbone noir. La zone méditerranéenne de contrôle des émissions de soufre, entrée en vigueur en mai 2025, impose désormais un carburant à 0,1 % de soufre ou un dispositif équivalent. Corsica Ferries indique avoir réduit ses émissions de CO₂ par passager de 21 % entre 2018 et 2024 et le Mega Regina est équipé d’un filtre à particules ainsi que d’une capacité de branchement électrique à quai.

Ces progrès sont réels, mais ils ne suppriment pas les émissions liées à la navigation. À proximité des ports, l’enjeu sanitaire reste important.

Le data center ne produit presque aucune émission atmosphérique locale en fonctionnement normal lorsque son électricité vient du réseau. Ses groupes électrogènes fonctionnent toutefois pendant les essais, la maintenance et les coupures. Leur nombre, leur carburant, le régime de test et le traitement des fumées doivent donc être intégrés au permis et à l’analyse de qualité de l’air.

Sur les polluants locaux, le data center prend l’avantage, à condition que ses groupes de secours restent réellement des équipements de secours.

Eau

Un ferry utilise de l’eau de mer pour certains circuits de refroidissement et génère des eaux usées, des eaux de cale et différents flux qui doivent être traités. Il interagit directement avec le milieu marin par le bruit sous-marin, les rejets, les peintures antifouling et le risque accidentel de pollution.

La consommation d’eau d’un data center dépend d’abord de son architecture de refroidissement. Un système en boucle fermée et un rejet de chaleur sec peuvent limiter fortement la consommation directe. Un refroidissement évaporatif peut au contraire consommer des volumes significatifs, particulièrement pendant les périodes chaudes. Le *direct liquid cooling* ne signifie pas automatiquement une forte consommation d’eau, car le circuit côté serveurs peut être fermé. La consommation dépend surtout de la manière dont la chaleur est ensuite rejetée à l’extérieur.

L’étude française Data4/APL citée plus haut conclut à une consommation directe d’eau très faible pour le site analysé. Ce résultat ne doit pas être généralisé à tous les data centers. C’est précisément pour cette raison que le WUE, la disponibilité locale de la ressource, la qualité de l’eau utilisée et le comportement du site en situation de chaleur extrême doivent être étudiés projet par projet.

Bruit

Le ferry génère un bruit puissant mais intermittent lors de ses arrivées, de ses manœuvres et de ses départs. Le data center produit un bruit moins spectaculaire mais continu, provenant des ventilateurs, des dry coolers, des chillers, des transformateurs et des essais de groupes électrogènes.

Une pointe sonore de courte durée et un bourdonnement permanent ne sont pas perçus de la même manière. Dans les deux cas, la qualité de la conception acoustique détermine largement l’acceptabilité locale.

Déchets et fin de vie

Le navire est composé en grande partie d’acier recyclable et peut être maintenu pendant plusieurs décennies. Sa déconstruction doit néanmoins être réalisée dans des conditions sociales et environnementales contrôlées.

Le bâtiment du data center peut lui aussi durer plusieurs décennies, mais les équipements électriques et informatiques ont des cycles de remplacement beaucoup plus courts. Batteries, UPS, cartes électroniques, serveurs et GPU déplacent une partie importante de l’impact vers les chaînes d’approvisionnement minières, industrielles et électroniques.

Le résultat du match

  • Construction du seul actif immobilier ou naval — match nul : les deux se situent dans les dizaines de milliers de tonnes de CO₂e.
  • Construction avec serveurs et renouvellements IT — avantage au ferry : le matériel informatique peut faire basculer le bilan du data center.
  • Carbone d’exploitation en France — avantage au data center : le mix électrique français est très bas-carbone.
  • Carbone d’exploitation sur le mix européen moyen — match nul : environ 37 000 tCO₂e par an pour le data center de référence.
  • Polluants atmosphériques locaux — avantage au data center : peu d’émissions locales hors groupes de secours.
  • Impact visuel immédiat — avantage au data center : le ferry est beaucoup plus spectaculaire dans le paysage.
  • Impact visuel dans la durée — avantage au ferry : le navire repart, le bâtiment reste.
  • Milieu marin — avantage au data center : le ferry interagit directement avec l’écosystème marin.
  • Sol, artificialisation et emprise locale — avantage au ferry : le data center immobilise durablement plusieurs hectares.

Il n’y a donc pas de vainqueur absolu.

Le ferry paraît polluant parce qu’il est visible, mobile et qu’il possède des cheminées. Le data center paraît abstrait parce qu’il cache ses émissions derrière un câble électrique et ses services derrière une interface numérique.

Pourtant, à puissance comparable, leur empreinte annuelle peut être presque identique sur un mix électrique européen moyen. En France, le data center bénéficie d’un avantage carbone massif. Alimenté par une production fossile, il peut devenir beaucoup plus émetteur que le navire.

La conclusion de ce premier match de fin d’été est simple : ce n’est pas la silhouette de l’infrastructure qui détermine son impact. Ce sont son système énergétique, son niveau d’utilisation, sa durée de vie et la frontière que l’on choisit pour la mesurer.

Un ferry rend ses émissions visibles. Un data center peut seulement les rendre lointaines.

La prochaine fois qu’un grand navire passera devant la plage, je regarderai donc moins sa cheminée que son carburant, son taux de remplissage et sa durée de vie. Et lorsque j’analyserai un data center, je regarderai moins son PUE annoncé que l’électricité réellement appelée, l’eau réellement consommée et les équipements réellement renouvelés.

Parce que comparer sérieusement les infrastructures commence toujours par la même question : où place-t-on la frontière du calcul ?

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Sources et hypothèses principales

1. Corsica Ferries, caractéristiques du Mega Regina : 177 m, 28,4 m, 2 500 passagers, motorisation de 23 MW et capacité de branchement à quai. <https://www.corsica-ferries.fr/pdf-corsica-ferries/debat/CP_nouveaunavire.pdf>

2. Données EU MRV reprises pour le Mega Regina, IMO 8320573 : 37 405 tCO₂ en 2024 et 28 513 tCO₂ en 2025. <https://tonnemiles.com/ship/mariella-8320573/>

3. RTE, Bilan électrique 2025 : 19,6 gCO₂e/kWh en émissions directes pour la production française, 29 gCO₂e/kWh en cycle de vie et environ 178 gCO₂e/kWh pour la moyenne européenne élargie. <https://analysesetdonnees.rte-france.com/bilan-electrique-2025/emissions>

4. APL Data Center et Data4, ACV du data center DC19 de 5 MW IT : 12,6 ktCO₂e sur vingt ans hors serveurs, dont 39 % pour la production des équipements et matériaux. <https://www.apl-datacenter.com/fr/ressources/livres-blancs/livre-blanc-mesurer-limpact-environnemental-des-data-centers-pour-mieux-agir/>

5. ICCT, *Tracing the steel supply chain of the shipbuilding industry* : environ 2,0 à 2,4 tCO₂e par tonne d’acier de construction navale selon les principales chaînes d’approvisionnement étudiées. <https://theicct.org/wp-content/uploads/2024/09/ID-174-%E2%80%93-Shipbuilding-steel_final2.pdf>

6. International Journal of Life Cycle Assessment, revue des ACV maritimes : l’exploitation représente généralement plus de 90 % des émissions de cycle de vie d’un navire diesel. <https://link.springer.com/article/10.1007/s11367-026-02668-3>

7. Corsica Ferries, réduction annoncée de 21 % des émissions de CO₂ par passager entre 2018 et 2024 et usage de carburant à 0,1 % de soufre. <https://www.corsica-ferries.fr/yellow-cares/qualite-air.html>

8. Commission européenne, règlement délégué (UE) 2024/1364 sur le reporting de la performance énergétique, de la consommation d’eau et de la récupération de chaleur des data centers. <https://eur-lex.europa.eu/eli/reg_del/2024/1364/oj>

Note méthodologique. Les résultats présentés sont des ordres de grandeur destinés à comparer deux types d’infrastructures. Ils ne remplacent pas une analyse de cycle de vie conforme aux normes ISO 14040 et ISO 14044 fondée sur les nomenclatures, profils d’exploitation, facteurs d’émission et scénarios de fin de vie propres à chaque actif.

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